vendredi 25 mai 2018

Silicone

     Ces objets qu'on achète parce qu'on les veut là-tout-de-suite et qui ne servent pas…
     Comme ces deux petits couvercles silicone destinés à couvrir une tasse, un mug pour garder le contenu au chaud. Et ça marche, d'ailleurs. Sauf que je ne les utilisais pas. La flemme de le prendre, de le poser, de le soulever. Pas besoin.
      Depuis quelques mois ils servent tous les matins : 

     Je chauffe les tasses des enfants. Je pose le couvercle. Puis on va les réveiller. Tout est prêt dès qu'ils posent le pied dans la cuisine. D'ailleurs il faut échanger les couvercles de jour en jour car tous les deux ont un faible pour le pingouin… Equité !
     Dans le même ordre d'idée j'ai acheté il y a un an cette boîte : 

Petit format (comme une boîte à thé), base céramique, couvercle en bois. Elle me plaît. Et je ne sais pas du tout à quoi elle pourrait me servir… des idées ?

mardi 22 mai 2018

Lestée

      Comment se créer une envie.
      Il y a quelques mois, sur Le Blog Bleu, il était question de "gravity blanket", une marque de couverture lestée. Le concept : une couverture qui a du poids, dix pour cent de celui de l'utilisateur, pour se retrouver contenu, serré dessous comme pendant un câlin. 
      J'ai totalement oublié jusqu'à hier. On a pique-niqué dans le jardin. Les enfants se sont allongés sur mon dos, un puis deux puis le petit dernier qui passait par-dessus en nous faisant rire. Et j'aime ce poids sur moi. J'ai toujours aimé. Souvenir de photos amusantes avec des amies, il y a quinze, vingt ans de ça : "Mais … je vais t'écraser ?" et je répondais : "J'adore être écrasée !". Ce qui les faisait rire. Et c'était vrai. Un poids sur moi me réconforte.
     Pour autant mettre deux cent euros pour un objet dont rien ne prouve que sa fréquentation me plairait, c'est risqué. Il existe une version DIY à base de sachets de riz scotchés ou cousus… beaucoup de manipulations pour un résultat sûrement moche et…bruyant. Laisse tomber. Tu veux te détendre, tu empoignes ta couverture bricolée pendant des heures et ça fait un bruit de sachet plastique.
     Conclusion ?
     J'ai besoin de tester cette sensation. Mais je me promets de le faire par un biais non coûteux, aussi créatif que je pourrai, pour m'assurer que l'Objet ne finira pas en tas au fond de l'armoire.
     Quant à la question : pourquoi aimer être écrasé ? pas de réponse simple. Ce type de couverture est destiné aux enfants autistes, ou qui ont des troubles du type TDAH (encore que… depuis qu'on sait que le concept a été fondé par un médecin qui cherchait à "créer" une nouvelle maladie pour refiler un excédent de ritaline, ça calme…), ou aux adultes anxieux, insomniaques.
     Est-ce le poids sur les muscles, façon massage ? La présence d'une personne chère plaquée sur soi ? le fait de se sentir poussé dans le sol ? J'aime que mes enfants (une quarantaine de kilos à eux trois) jouent au millefeuille avec moi. Sauf s'ils se mettent à sauter !

dimanche 13 mai 2018

Solution

Incroyable.
On a résolu le problème.

Le salon a toujours été vite débordant de jouets. On a beau chercher, trouver des idées et solutions de rangement, ça déborde, ça reste sorti, les garçons ne rangent pas derrière eux et quand je vois mon bazar étalé, je me dis qu'ils ont de qui tenir.

Pourtant, j'ai lu le début de Simplicity Parenting (Kim J. Payne) et ai été convaincue par son constat : la surabondance crée du stress chez l'enfant. Diminuer de moitié, voire plus, la quantité de jouets qui les entoure les aide. Mes enfants n'ont pas une avalanche de choses, mais quand même. En multipliant les jouets pour chaque âge et au fil des années, ça fait beaucoup.

La solution m'est venue l'autre jour d'une vidéo de Vasseur Beauty. Une Youtubeuse que j'aime bien car tout en contraste : la parfaite poupée Barbie blonde californienne, et pourtant (étonnamment) du bon sens. Pour son fils, qui a l'âge de mon dernier ou guère plus, sa solution pour garder un salon en ordre : chaque matin elle lui donne la boîte de jouets du jour. Cette boîte en contient 15, de sortes variées, et elle prépare plusieurs boîtes à l'avance. Son fils adore ouvrir sa boîte chaque jour, et en même temps, il ne peut pas y avoir plus de 15 jouets qui traînent au salon. Mais bien sûr ! quelle riche idée !

Et nous avons décidé de le faire. A notre façon : la cuisine Ikéa et toute la petite dînette resteraient en permanence au salon. On garderait dans un petit panier deux ou trois livres fétiches, mais on a ôté tous les autres, puis rajouté deux ou trois qui tourneront chaque semaine avec le reste du stock. Grosse perplexité de mon bébé qui voyait les caisses de jouets quitter le salon inexplicablement. Dans le bureau, j'ai tout trié par catégorie : jouets qui font du bruit, jouets de construction, balles, etc… Puis pris un de chaque caisse, mis le tout dans une autre caisse qui a été replacée dans le salon. Et voilà. Maintenant, il a quelques jouets permanents, plus trois livres tournants et six ou sept jouets particuliers pour la semaine. Cela suffit car il est assez souvent chez nounou en journée. Et à vrai dire, il a beaucoup plus joué ces derniers jours qu'avant. Il prend le temps de découvrir le contenu de la caisse. Effet collatéral : ses frères ont joué comme des dingues avec ce qu'on avait sorti (on a beau être grand, les jouets de bébé, c'est marrant). Je valide donc : moins, mais mieux.

Après tout je fais la même chose quand je décide que ce mois-ci, j'utiliserai tel fard à paupières, point final. Et je ne me sens pas brimée. 

mercredi 2 mai 2018

Commencer

     Nous sommes rentrés cette nuit de cinq jours de vacances. Appartement de standing en airbnb,  décoration soignée,  lieux épurés.  Et hier soir, enfin, dans la nuit, nous ré gagnons notre logement. Partis après deux jours d'occupation intense et visite d'amis, autant dire que les enfants ont tout retourné dans les jouets (normal, ils étaient 7en tout). Ne parlons pas du linge qui traîne PARTOUT, du bordel ambiant. La maison semble avoir subi une explosion nucléaire.  Stuffocation,  selon le titre de ce bouquin dont j'ai lu l'introduction (mais sans l'acheter car je veux limiter mes achats de livres).
      Je m'étais dit : allez. "Konmarise" ta maison, donne-toi six mois, début mai-fin octobre, élague.
     Là,  je confirme. État des lieux : effrayant. Je ne sais même pas par quoi commencer.
     Un état des lieux peut-être ?
Des photos.

mardi 24 avril 2018

Messagerie

     J'ai tendance à consulter ma messagerie souvent. Trop souvent en proportion du nombre de messages que j'y reçois. Disons, une dizaine de fois par jour à la maison, un peu plus au travail ? Bon, ça va. Je ne suis pas frénétiquement cramponnée aux messages. Au travail comme ce matin, c'est surtout une recherche opportuniste de divertissement facile et en (presque) bonne conscience, quand je m'ennuie, en plein milieu d'une tâche désagréable (exemple au milieu de cette rédaction de brevet blanc carrément hors sujet et avec cinq erreurs par ligne au bas mot).
     Bon. Admettons. J'aime bien découvrir un nouveau message. Même si ce n'est pas quelque chose de transcendant huit fois sur dix (une pub, un document du travail). 

     J'ai trouvé une solution simple et efficace pour que ma messagerie ne gonfle pas en volume et pour réguler ma consultation de mails en douceur. Non. Pas une solution simple. Une solution plus-simple-tu-meurs.

     A chaque fois que j'ouvre ma messagerie, je m'oblige à éliminer au minimum un mail.

     Effets directs :

- j'en laisse stagner beaucoup moins
- comme je me suis désabonnée de nombreuses newsletters et en reçois peu, je réfléchis à deux fois quand j'ouvre Gmail, parce qu'il me faudra peut-être détruire un de ces messages des quelques blogs que je VEUX lire, dont je reçois les messages mais dont je repousse la lecture car très longs et en anglais. Mais bien. Sachant cela, si je n'ai pas cinq vraies minutes devant moi, j'évite carrément de consulter mes mails.

     Voilà qui ne s'appelle pas inventer l'eau chaude mais depuis que j'ai adopté ce principe, j'ai largement diminué l'avalanche des messages !

mercredi 18 avril 2018

Télévision

     Il est 14h et j'ai déjà regardé environ trois programmes à la télévision.
     Je n'en suis ni fière ni honteuse. La télévision n'est ni bonne, ni mauvaise : elle est ce qu'on en fait et ce qu'on y prend. J'y déteste les jeux, les pubs, j'aime y voir des reportages, des télécrochets, je suis assez standard, probablement.
     N'essayez pas de me culpabiliser : "Oh, moi la télé je ne la regarde jamais" "je n'en ai pas", "c'est mauvais pour les enfants". Je m'en sers pour me divertir, apprendre, découvrir, m'abrutir souvent et ça marche très bien d'ailleurs. Mais personne ne m'oblige à l'allumer. Je suis sûrement capable de m'abrutir sans (même si, à l'évidence, en lisant du Kant, l'abrutissement tourne plus vite à l'assoupissement ce qui n'est pas plus mal pour le sommeil).

     Journée un peu spéciale. Seule à la maison, avec un petit ce matin, deux petits depuis la sortie de l'école. Mon "moyen", quatre ans et demi, râleur, chouineur, rieur, casse-pieds et adorable, est parti ce matin en classe de mer. Il laisse un vide. Un calme inhabituel. Ce matin j'ai décidé de commencer fort. Attention journée spécial M6, une chaîne qui m'évite de trop réfléchir…encore que, là aussi, on peut toujours !

- en replay, Enquête exclusive de dimanche dernier sur les ultras riches. Je suis souvent touchée par les reportages sur les gens pauvres, et j'aime aussi regarder les reportages sur les gens très riches, comme une curiosité ethnographique. Souvent très amusant. Pas du tout tentant. Pas plus qu'on ne va en Birmanie pour y vivre, mais juste pour visiter, quoi. Cependant, aujourd'hui, j'ai calé très tôt. Pas amusant du tout. Un magnat de la mode partait en jet privé avec une douzaine de top models fort russes et fort dévêtues. Ah oui ? C'est à ça que sert la richesse ? L'une d'elles se dandinait poitrine nue sur de la musique. La frugale qui sommeille en moi s'est immédiatement dit : attends… même fauchée je pourrais le faire…. quand à le faire faire à quelqu'un devant moi, soit ça exige du fric et c'est donc du commerce, soit quelqu'un t'aime beaucoup et le fait gratis, ça s'appelle de l'amour… la solution la plus économique est aussi la plus belle. Elle témoignait ensuite au micro : "Le ciel bleu ! le soleil ! regardez ! " . Le rêve quoi ! devinez quoi ? Là en ce moment, dans ma campagne : le ciel bleu. Le soleil. Le rêve à domicile. 
     Tout ceci me fait sourire. Tant de naïveté. Pourquoi nous montre-t-on toujours des riches écervelés? Est-on obligé d'être stupide au-delà du premier million d'euros ? est-ce qu'on est obligé de s'acheter du caviar ou on a encore droit aux pommes bio du marché d'à côté ? Ces gens-là étaient-ils plus futés avant d'avoir tout ce fric ? Sur ce point je suis totalement d'accord avec T. Harv Eker : devenir riche ne vous rend ni pire ni meilleur. ça ne fait qu'accentuer ce que vous êtes déjà. 
     Echec, donc. Frustration. J'ai jeté l'éponge au bout de dix minutes et trois accélérations vaines (eh non, le yacht ne me tente pas plus que le jet, vraiment).

- en replay toujours, Recherche appartement ou maison. Celui d'hier soir. Je suis très fan des émissions mainstream de ce genre, j'adore visiter virtuellement des maisons, et tout ce que ça dit aussi de la psychologie humaine. Sous couvert de rationnel (je veux deux chambres car on a un enfant), se joue tout autre chose (en fait je veux de l'ancien, mais non, mais si, mais pas ce quartier, mais ici c'est pile comme j'ai demandé mais j'aime pas). Même à distance on repère d'un coup d'oeil les endroits où on se verrait vivre, ceux qu'on n'envisage même pas. On repère son nid. Alors oui, c'est très gentillet, facile, cliché, etc, mais je préfère les projets maison avec budget que le champagne à gogo. Peut-être un côté "paysan bourgeois terroir", chez moi. Sûrement. 

- et enfin, décidément M6 est notre amie aujourd'hui, E=M6 en replay avec mon fils ce midi. Il a sept ans et est FAN de cette émission, courte, facile d'abord, intelligente et à la fois pédagogique sans être trop creuse (oui, les enfants entendent des termes comme polymères et réticulaire; ils oublient peut-être mais on les confronte à des notions). Le thème du jour : les jeux à la mode du genre billes hydrophiles (ça existe ???) et sable magique. Carton plein pour ce dernier sujet : j'en ai déjà vu en boutique, jamais acheté, bien qu'une amie m'ait dit que les enfants adoraient. Je n'aime pas trop investir dans les loisirs créatifs. Toujours une impression de gâchis : ça coûte des sous, ça en met partout, ça te fabrique à la fin un truc moche que tu es obligée de garder sinon les enfants pleurent, à moins qu'ils n'aient pas aimé du tout et la boîte reste dans un coin. Bref ! Et là, solution : l'émission te donne une recette maison pour le sable magique. Génial ! hyper simple. Re-génial ! :
- une dose d'huile
- cinq doses de farine.
Actuellement, au rez-de-chaussée, mon fils est donc en train de jouer au sable magique. On a pu faire ça spontanément, sans matériel spécial, il a sorti les outils de pâte à modeler pour compléter. Bonus :
- composition bio (je n'ai que de la farine et de l'huile bio, sinon on aurait liquidé l'autre, à vrai dire)
- ça nourrit la table en bois sur laquelle il joue et que je suis obligée de passer à l'huile de temps en temps (j'aurai juste à la frotter partout avec une boulette de pâte ! pratique !)
- quand la pâte aura fait son temps, on pourra toujours la lancer dans l'enclos des poules. Farine, huile… elles s'en délecteront.
Et un petit garçon ravi : on lit le livre des Zenfants zéro déchet en ce moment et il est content de trouver des solutions probantes !
      
     Ceci étant dit, passons à mes livres sacrés, parce que les écrans, ça va bien un temps !

lundi 16 avril 2018

Embusqués

     On ne peut pas, toujours, activement se souvenir de tout. Ou alors au prix d'un effort épuisant. Ou alors pas moi. Je préfère quand c'est indolore. A choisir…pour un résultat identique…
     La technique que j'adopte, souvent, est de placer les objets sur mon passage. Je dois faire des photocopies, au travail ? Sur mon bureau, je pose ma carte sur mon jeu de clés. En sortant je prendrai forcément les clés, je verrai forcément la carte. A la maison, même technique : 
      Le panier "des poules". Un petit panier qui sert à aller ramasser les oeufs et que je n'ai plus jamais besoin de prendre, d'ailleurs, depuis que le renard nous a mangé cinq des sept poules. Passons. Ce panier est associé à elles dans notre esprit. Sa place est derrière la porte, pendu à un crochet. Dorénavant nous renfermons les deux survivantes dans leur poulailler chaque soir (rapport au renard…). Tant que le panier traîne sur ce coin de meuble, hors de sa place, nous savons qu'il faut aller le faire. Il y a toujours un moment le soir où nos yeux tombent dessus (bon…à 21h30 hier. Mieux vaut tard que jamais).
     

     Les repas. En bas, le sac à langer de mon fils, surmonté d'une pochette plus ou moins isotherme qui contiendra son déjeuner. (On l'a eue en cadeau dans je ne sais quelle manifestation sportive, et la blague c'est que je ne suis pas sûre d'avoir jamais acheté d'Orangina dans ma vie). Au-dessus le sac qui me sert à apporter mon déjeuner au travail. Je n'oublie jamais les repas car ces sacs restent "pendus" à la poignée du frigo, du congélateur plus exactement, les matins où on doit les prendre, et franchement, c'est juste impossible de les louper. Impossible.
     Ce sac à langer, et tous les sacs d'ailleurs, finissent toujours sur le siège passager de ma voiture, à l'avant. Toujours. Je me souviens de ces accidents de bébés oubliés dans les voitures par grande canicule, de ces drames. Je me souviens m'être dit : ça pourrait tellement arriver à n'importe qui. Ne compte pas seulement sur ta mémoire. Rends l'accident impossible. A présent, j'ai toujours sur le siège, avec mon sac à main, mon sac à pique-nique, mon sac de travail (bon, au pied du siège pour ce dernier sinon on manque de place, il faudrait un canapé), le sac à langer et les sacs d'école. Même si un des enfants s'endormait en voiture, même si je prenais le chemin du travail, même si… au moment de descendre de voiture je verrais le sac, l'anomalie, je saurais. Un des avantages de ne pas pouvoir covoiturer. On va dire.